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FLEUR LUPINE [COURTE HISTOIRE ENVIRON 2 PAGES WORD]

 
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Chloup


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MessagePosté le: Mer 27 Nov - 15:07 (2013)    Sujet du message: FLEUR LUPINE [COURTE HISTOIRE ENVIRON 2 PAGES WORD] Répondre en citant

Bonjour/Bonsoir,

En ce jour assez glaciale, voilà que mon moral en manque de verdure se voit devenir triste et mélancolique. Ce manque de nature m'a inspiré pour un texte que je voulais écrire depuis quelque temps déjà. J'ai donc profité de cette fin d'après midi et de ce temps libre pour me poser devant mon ordinateur avec un peu de musique et de me mettre à pianoter sur un sujet qui me tiens particulièrement à coeur: cette chose qui a éclos en moi. Cette chose nous en parlons sur ce forum. Loup psychique.
Bref, je voulais écrire ce que cette chose que j'imagine comme une fleur à l'odeur lupine provoquait en moi comme émotions et sentiments. Et ce soir je me suis penché sur la phase la plus critique de cette fleur: Lorsqu'elle a éclot et a fait tourner ma vie vers un autre horizon, une autre vision.
Bref, je l'ai donc imagé et j'en ai fait une histoire fictive qui n'est pas celle que j'ai vécu. Tout se joue avec les émotions et sentiments que j'ai voulu mettre par écrit.
Certains liront ceci comme une simple histoire parmi tant d'autres et certains comprendront ou bien seront car ils ont vécus la même chose.

Bonne lecture Smile

Fleur Lupine


Hiver, gel, froid, nullement je trépasse. Ma soif de vivre brise n'importe qu'elle barrière. La lumière, lueur d'espoir, me fait pousser des ailes et je vole vers ma destiné, vers ce ciel si grand, si haut. Me voilà à l'air libre, me voici jeune pousse. Je n'ai plus qu'à étendre mon emprise sur ce monde de glace. Je suis né pour dominer le néant et donner à mon tour la vie.

Mes enfants sont les seuls à pouvoir m'atteindre, hors si ils s’exécutent, je les entraînerais dans ma chute. Nous sommes liés pour l'éternité, je péris, vous tombez tous. Je suis un organe de la terre et vous dépendez tous de moi, d'elle, cette sphère trop souvent jugé comme un simple caillou de feu qui existe pour votre seul existence.


Je suis une graine échouée dans une terre sanglante et rythmée de vibrations régulières. Mon terreau chanteur apporte jusqu'à moi une eau rouge qui me nourrit et me fait grandir jour après jour sur cette parcelle fertile. Petite graine que je suis, je dominerais bientôt ces lieux, mes racines s’entrelaçant d'avantage dans les profondeurs et filtreront cette substance aqueuse qui glisse dans les minces galeries souterraines. Je serais tellement encré que nul être vivant pourra me déraciner. Si quelqu'un me coupe, d'autres pousses verront le jour. La seule possibilité est d'étaler mon influence sur d'autres horizons, d'autres terres sanglantes pour que l'espoir et l'origine de la vie renaisse dans ces contrés désertés.

Un jour, mon heure sonnera et les responsables de la perte de mes frères, faunes ou flores seront punis. Oui, c'est à l'humanité que je m'adresse. Vous pourrez détruire le moindre mètre carré de forêt, vous n'en sortirais pas vainqueur. Nous reviendrons, nous reviendrons.

Et puisque vous ne semblez pas en prendre conscience, Gaia, la Terre, à décidé de faire s'épanouir des plantes bien spécifiques pour qu'elles puissent germer dans un terreau bien particulier. Ces plantes à la fleur à l'odeur la plus singulière, et la plus enivrante de toute, prenant en possession l'esprit, prendra racine dans un cœur. Un cœur encore pure capable d'accepter cette graine. Cette procédure n'est pas faisable dans les cœur corrompus, noircis par la vision obscure et individualiste de la société qui n'a qu'une seule envie : assouvir sa soif de pouvoir. Et cela, ces êtres parasités par ces Fleurs le comprendrons bien assez vite. C'est pourquoi, ces Fleurs peuvent uniquement éclore dans les êtres qui ont déjà une certaine sensibilité envers la Nature.

A leur yeux s'offriront, alors, un jour plus intense mais aussi plus aiguisé et tranchant qu'ils ne l'ont jamais vu. Avoir les yeux ouvert ce n'est pas seulement comprendre, c'est aussi voir les choses les plus abominables qu'ils soient, assister au massacre avec son impuissance.

Triste sort pour ces humains, mais toute chose à un prix, et le savoir en à un. L'existence de la Nature en a aussi et celui-ci est de supporter ce fardeau qui est pourtant une chance de renouer avec ses origines et consolider ces liens avec la Nature qui sont souvent détériorés. Hors des liens solides avec Gaia assurent une protection à long terme de l'humanité.


Voici donc le commencement de mon périple vers les cieux, dans le cœur de cette jeune fille, qui se nomme Chloé.


***



Cette nuit, je fis un rêve. Je ne me souviens plus de quoi il s'agissait mais il m'a marqué au fer rouge, je l'ai sentis, dans mon cœur. A mon réveil, des larmes ont roulées sur mes joues et mon cœur me brûlait. Je me suis levé pour aller boire à grande gorgées et j'ai regardé ma poitrine nue dans le miroir. Ma peau n'avait aucune marque de blessure et pourtant mon thorax incendiait. Ma tête me faisait froncer les yeux. Des épines transperçaient mon crane pour venir agacer mon cerveau. Je suis retourné m'allonger mais mon corps tremblotait. Un long frisson gravit ma colonne vertébrale, provoquant la chair de poule sur mes membres. Je devais être malade. Je m'enveloppais un peu plus dans mes draps et mis une main sur mon front mais je ne semblais pas avoir de fière. Pourtant, un profond malaise s’immisça dans mon esprit. Les larmes coulèrent à nouveau. Mon corps m'avertissait que quelque chose n'allait pas. Il tentait de rejeter le nuisible mais n'y parvenait pas. Je tremblais alors jusqu'à ce que le sommeil s'abatte sur moi.


Le lendemain, tout signe de gêne avait disparut, et pourtant un poids indéchiffrable pesait dans ma poitrine. Je peinais à sourire mais je ne savais pas pourquoi. Ça ne devait pas être mon jour. Enfin, c'est ce que je pensais pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, deux exactement. Deux ans sans avoir de nouvelle « crise ».

J'en suis venue à oublier ce passage des plus étrange, jusqu'au jour où je compris que ma vie prenait un nouveau virage. Je n'en avait pas pris conscience mais ces dernières années j'avais changé, doucement mais sûrement. Les couleurs de la nature avait des couleurs plus vives et un animal m'avait intrigué jusqu'à ce qu'il me pousse à m'imaginer à ses côtés et m'incite à écrire une histoire à son sujet. Une histoire où lui et moi sommes les héros.

Je ne m'en rendais pas compte mais ma vision des choses changeait, et cet animal marquait un peu plus chaque jour mon esprit de son empreinte. Les couleurs brunes et vertes n'ont jamais été aussi présentes dans mes pensées et son pelage tout aussi brun commençait à devenir plus fascinant. Mais ce sont ses yeux qui scellèrent mon destin. Plus je le regardais et plus je m'enlisais entre les iris de ses perles jaunes. Ces yeux qui semblaient m'offrir une vue imprenable sur la forêt. Un regard qui m'incitait à le suivre toujours plus loin dans les sous bois pour découvrir son monde que l'homme ignore derrière ses murs de bétons. Plus le temps passait et plus je me perdais entre les arbres en sa compagnie. Plus le temps passait et plus je m'éloignais de la vision de mes autres camarades. Et quand j'en pris conscience et pris peur il était trop tard pour faire demi-tour.

Seulement, comme dit le dicton, qui ne tente rien n'a rien. C 'est pourquoi, ce jour là, alors que je commençais à subir des critiques de mes congénères, je pris peur de finir seule et folle. Je me suis donc enfuis. Le cœur déchiré, j'ai couru aussi vite que j'ai pu dans l'obscurité de la forêt qui commençait à être gagné par la nuit. Si je ne retrouvais pas la lisière des bois avant la pénombre je ne pourrais plus jamais espérer être la fille idéale pour mes parents ni une amie et une confidente idéale pour mes proches. Plus jamais je ne serais admiré par ma grandeur et mes capacités à être incroyablement banale parmi tous ces hommes. La nature est synonyme d'infériorité pour les humains et je ne voulais pas devenir insignifiante. C'est pourquoi je courais à en perdre halène. Je courrais sans plus m’arrêter, je courrais a nouveau pour retrouver ces murs de béton et ce moule que j'avais passé mon existence à fuir. Mais plus je courrais et plus la plaie dans mon cœur devenait béante. Bientôt j’eus tellement mal dans mon sein que je pleurais en courant. Mais je ne lâchais rien malgré mes gémissements. Les racines des arbres me faisait trébucher mais je me relevais, de la boue sur mes vêtements, et retrouvais mon élan. Leurs branches déchiraient mes habits jusqu'à m'entailler la peau. Je faillis glisser sur l'humus humide mais je me rattrapais aux rochers qui jonchaient le sol.
C'est alors que je pu voir la fin de ces terres sauvages. C'est à ce moment là que je ralentis l'allure, le souffle court et le cœur au rythme saccadé. Mes jambes me faisait tellement mal que je ne percevais même pas la douleur. Tout ce que je ressentais c'était le soulagement d'y être arrivé à temps. Un craquement de branche dans mon dos et je serrais les dents mais je fis un pas un avant. Puis je m’arrêtais net. Un pas de plus et plus jamais je ne pourrais revenir en arrière.

La plaie dans mon cœur saignait et la Fleur se mourrait. C'était sa sève qui coulait sur ma poitrine tambourinante. L'odeur de ce végétal agonisant noya mes yeux dans une marrée d'eau salée. La vue sur l'humanité se troublait. Les contours des bâtisses s’effacèrent pour qu'un panel de couleur désaturées forme une nuée colorée face à moi. Mes oreilles étaient sourdes. Les bruits de la forêt devenaient si présent, si perçant, hurlant dans mes tympans. Le loup vint frôler mes mains et je pu sentir sous mes doigts le moindre poil de sa toison brune. J'évitais par dessus tout de croiser son regard d'or car je savais que je ne pourrais y faire face. Il s'assit près de moi, la chaleur de son souffle s'évanouissant sur le dos de ma main gauche. Il observait, tout comme moi, la vie des bipèdes et ne faisait rien d'autre à part attendre.

Il me laissait le choix. Alors que j'étais statufié face à ma destiné, les bois devinrent subitement silencieux et à la place s'imposa le bruit des moteurs des voitures, des clacsons, des travaux sur la chaussée, des paroles sans queue ni tête, des programmes énoncés à la radio ou bien un avion qui traversait la ville au dessus de nos têtes. En plissant légèrement les yeux, je pu alors voir plus nettement toutes ces personnes qui se croisaient sans se regarder, ou bien à l'inverse, ces regards moqueurs ou ces messes basses soufflées au passage d'un jeune homme mal dans sa peau. Mais également des cris, des cris d'animaux torturés, le bruit des flammes crépitantes, et cette vision d'horreur sur un ours qui se fait abattre à coups de balles dans le crâne. La forêt elle même se mit à hurler se qui me fit tomber à genoux sur le sol.

« - Non ! Je ne veux pas être complice de ce massacre ! Peut importe ce que cela me coûte...», clamais-je dans un sanglot.

Mes forces m'abandonnèrent et je m'évanouis sur l'humus. Avant que je sombre, le loup se coucha contre mon flanc droit et plongea son regard dans le miens d'un air rassurant. Son corps semblait former un cocon autour de moi et, en boule, je m'y logeais, bercé par les arbres qui, de leurs feuilles transpercées par le vent, me chantaient une berceuse.


***



Nous sommes lié pour toujours. Fleur Lupine que je suis, je germerais dans ton cœur, m'épanouirais sur ton corps et fanerais à ta mort.



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"Je germerais sur ton coeur, je m'épanouirais sur ton corps et je fanerais à ta mort." Fleur Lupine
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MessagePosté le: Mer 27 Nov - 15:07 (2013)    Sujet du message: Publicité

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